AYMERY, on aime !

Publié le par Alain AUBRY

        

          " Double auto-portrait "

                       1995

 

Né à Paris le 14 novembre1959

Après des études artistiques à l'Ecole Nationale des Arts Appliqués en 1976, Aymery suit les cours de gravure de la ville de Paris dès 1977.

En 1982 il est admis à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux- Arts de Paris section peinture; en 1983 et j 984, il suit les cours de l'atelier Courtin pour la gravure.

 En 1991, c'est l'obtention du diplôme national supérieur d'expression plastique ...


La qualité première de la peinture d'Aymery est le reflet de son honnêteté foncière avec laquelle il envisage son métier de peintre, son humilité constante et son insatisfaction permanente qui le font progresser chaque jour, parfois au risque de dérouter le public ...

" La Cuisine "

2002


Entre figuration et abstraction, le cœur d'Aymery ne peut se résoudre à trancher car il aime autant ses beaux géants placides qui peuplent ses toiles que ses expressions abstraites résultant de ses fortes tensions internes.

"Dans la Ville "

                                                                 1998

Aymery fait sa peinture et trace son sillon dans des terres parfois très lointaines aux tropismes fiévreux; jamais il ne dévie et ne renonce et c'est cette rectitude et cette obstination quasi paysanne qui lui confèrent le charme subtil de la force maîtrisée.
Son observation aiguë de ses contemporains au-delà de toute anecdote et la qualité de ses espaces picturaux le placent comme l'un des grands peintres de sa génération.
Sa faculté de déconstruire le Réel pour mieux reconstruire ses propres rêves, permet au spectateur d'entrevoir de nouvelles dimensions plastiques par le jeu subtil des chromatismes et, si Aymery est un grand coloriste qui sait nous émouvoir par une palette solaire, il ne faut pas oublier que la structure même de son œuvre réside dans un dessin puissant et nerveux.

" Les Baigneuses "

1992


Ses remarquables gravures sur bois ou sur linoléum possèdent, en effet, une présence spatiale étrange, ses grands aplats noirs sont les marques d'espaces probables d'un Temps qui nous échappe...


Aymery ne peint peut-être que le Temps qui passe, inexorablement, recouvrant des sédiments de l'oubli tout ce qui nous est cher et rappelant à chaque instant la vanité de nos aspirations terrestres.
Sa peinture n'est-elle pas une forme d'exorcisme et de tentative pour maîtriser ce flux vital qui nous échappe?


Aymery ne répond pas aux grandes questions, il les pose.

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Publié dans fineart

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